Le cadre de la réforme de la formation initiale des maîtres annoncé à l’issue du conseil des ministres du 2 juillet laisse pantois tous ceux qui œuvrent à la construction d’une professionnalité de qualité au sein des instituts de formation. Comment peut-on prétendre que la seule combinaison d’une qualification universitaire (master) avec quelques semaines de stage et de formation dite professionnelle sur temps de congés des élèves suffira à faire des enseignants aux compétences expertes ? Comment peut-on nier les apports des sciences de l’éducation au service de la formation des maîtres ? Si la reconnaissance de la formation des maîtres par un master est positive, elle doit résolument être adossée à une construction exigeante de compétences professionnelles. fondée sur une alternance entre des savoirs formels, des savoirs expérimentés, des expériences analysées. Le débat comme les décisions ne devraient pas être idéologiques ou/et liés aux seules considérations économiques mais motivés par l’ambition supérieure d’un projet d’éducation de qualité porté par des professionnels performants. Monsieur le Président ; Mesdames et Messieurs les ministres, ne bradez pas la formation des enseignants !
Christian Dollet ,
directeur
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