Edito
Pas une semaine sans que les médias n’annoncent la dérive d’un jeune, qui dans un moment de folie, a commis l’irréparable sur d’autres jeunes, sur des vieux, comme si donner la mort, semer la violence s’apparentait à un jeu, un défi.
Qu’est ce qui peut nourrir cette confusion entre le réel et le virtuel ? Qu’est ce qui a pu polluer leur monde intérieur au point de provoquer un passage à l’acte ? Et si le pouvoir d’une image captive dans laquelle on a aujourd’hui la possibilité d’évoluer « en trois D » avait quelque chose à voir avec ces drames.
Loin de moi l’idée d’une remise en cause des nouvelles technologies et des multimédias mais quand des images et des jeux destructeurs atteignent le psychisme et l’imaginaire de l’adolescent, quand ils développent un sentiment de toute puissance, certaines questions méritent d’être posées. Notre responsabilité d’adultes n’est elle pas de veiller aux méfaits du pouvoir des écrans, d’en réguler les accès quitte à passer, dans un premier temps, pour des « has been » !
Christian DOLLET,
Directeur de l'Institut